Remblayer un terrain

Comment remblayer un terrain

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, beaucoup de chantiers de construction exigent une préparation parfaite du terrain, ou le terrassement. Parmi les travaux de terrassement les plus courants, le remblai est celui qui suscite le plus d’intérêt et auquel nous voudrions accorder une attention particulière à travers notre article.

En lisant ces quelques lignes, découvrez tous les détails qui pourraient vous permettre de mener à bien votre projet de remblayage.

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Photo by Roger Brown on Pexels.com

Qu’est-ce qu’un remblai ?

Remblayer un terrain consiste à ajouter des matériaux de remblai pour combler ses creux ou ses failles. Il s’agit donc d’aplanir un terrain creusé ou des fosses en les remplissant de matériaux de construction. Cela peut se faire notamment avec du sable ou de la terre.

Cette opération vous aidera à apporter une base solide à votre construction.

Quand remblayer un terrain ?

Les remblais d’un terrain sont de mise lorsqu’il s’agit d’aménager une pente ou un terrain en pente ou qui serait parsemé de fosses, d’irrégularités ou de creux qu’il faut impérativement combler.

Vous aurez donc besoin de remblayer un terrain si vous entreprenez de : Construire une maison, aménager un jardin, construire un abri de jardin, surélever un terrain, poser une piscine hors-sol, …

Il se peut aussi que vous soyez amené à mener ce genre d’action pour aplanir un terrain en pente. Pour ce faire, il faudra prévoir des matériaux de remblai ainsi qu’un mur de soutènement pour soutenir les charges portées par la terre et les matériaux de remblai à la limite de votre propriété.

Remblayer pour aménager un jardin paysager

L’aménagement d’un jardin peut parfois nécessiter le remblaiement du terrain et c’est en fonction de ce projet que les travaux seront définis.

Ainsi, vous obtiendrez un espace agréable avec des massifs, des haies, une allée une terrasse, et pourquoi pas une jolie piscine ou une pelouse.

Avant de faire vos plans, tenez compte des éléments que vous souhaitez intégrer à votre jardin et commencez à concrétiser votre rêve d’avoir un petit paradis à domicile.

Concrètement, remblayer revient à apporter la terre pour combler les cavités et les trous existant sur votre terrain pour en élever une partie ou le niveler pour le rendre régulier.

Que vous souhaitiez embellir votre jardin par de belles bandes fleuries, faire des travaux de maçonnerie paysagère, c’est tout à fait possible. Agrémentez votre espace vert et surélevez certaines parties pour les mettre un peu plus en valeur mais n’oubliez pas de stabiliser le terrain ( On ne vous le répétera jamais assez) et de préparer une pente de 5% au moins en prévision de l’évacuation des eaux de pluie.

Il se pourrait que vous soyez dans l’obligation d’installer des drains, des regards ou un film géotextile, si cela s’avérait nécessaire.

Quels sont les matériaux de remblai ?

Désignant toute technique d‘ajout de matière visant à un terrain, le remblai requiert plusieurs matériaux dont : le sable de remblai, la terre de remblai, le gravier, la roche, la craie, le calcaire, les gravats, les déchets inertes, et bien d’autres.

Bien entendu, un même remblaiement peut nécessiter plusieurs matériaux différents qui sont as ce cas disposés par couches successives et compactés. Le compactage est indispensable pour stabiliser le remblai et se fait avec des terres bien spécifiques notamment peu argileuses et résistantes à l’humidité.

Remblayer un terrain : quels matériaux choisir ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que vous ne pouvez pas choisir les matériaux de remblai à votre guise ; il y a des critères à respecter et une étude des sols doit être faite avant de vous lancer. Quelques éléments sont à prendre en compte comme le taux d’humidité du terrain,

 et sa granularité mais aussi la nature du sol et la construction prévue.

En tout cas, quel que soit votre choix, vous devez toujours garder à l’esprit que ces travaux ne doivent, en aucune façon, mettre en danger la stabilité du terrain. C’est pourquoi, il convient de tenir compte de la dimension des matériaux, leur résistance à l’eau et leurs caractéristiques physiques.

Aussi, le remblaiement d’un terrain est soumis à certaines conditions et normes très difficiles à concrétiser, ce qui remet alors le projet tout entier en cause.

Quels sont les types de remblai ?

La craie : 

Ce type de remblai convient plus aux sols secs ou la craie reste solide. En revanche, utilisée en sol humide, elle se désagrège pour former une pate pouvant jouer des tours à la structure finale.

Les roches argileuses, schistes, …

Il s’agit de roches susceptibles de se broyer laissant des débris argileux gonflant le sol et mettant en danger la structure.

Les Roches siliceuses

Il est vrai que les roches siliceuses sont fragmentables mais elles restent très résistantes et peuvent être une solution valable.

Les Roches salines : 

Composées essentiellement de sel, ces roches sont hautement solubles et ne peuvent pas être un bon matériau de remblai

La terre de remblai :

Privilégier les terres solides et résistantes en évitant les terres argileuses, sableuses ou trop humides.

Les matériaux de démolition :

Vous pouvez alternativement employer des matériaux de démolition et débris comme des briques, des parpaings, des blocs de ciment, ou autres tout e les débarrassant des éléments comme le bois, les matières qui pourraient gonfler (le plâtre par exemple) et les ferrailles.

Remblayer un terrain, étape par étape 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la mise en œuvre d’un remblai n’est pas à prendre à la légère, d’abord parce qu’elle revêt un caractère assez technique mais aussi à cause de son importance dans la préparation du terrain.

D’ailleurs, vous devriez faire appel à une entreprise de terrassement compétente qui dispose de tous les équipements nécessaires, pour garantir le succès de cette opération délicate et éviter toute mauvaise surprise ! Ne vous aventurez surtout à le faire vous-même car ce serait mission impossible !

Vous avez envie d’en savoir plus sur les chantiers de remblayage d’un terrain ? Lisez le passage ci-dessous qui vous explique tout étape par étape ::

Étape 01 : Vérifier la faisabilité du remblaiement 

Pour remblayer un terrain, vous devez vous conformer aux règles d’utilisation des sols et de protection de l’environnement. Pour vous assurer de la faisabilité de votre projet, vous pouvez consulter le plan local d’urbanisme ou le document d’urbanisme référent de votre commune. Ainsi, vous saurez s’il prévoit une quelconque interdiction de travaux dans cette zone potentiellement inondable pour cause de risque d’affaissement ou d’éboulement. Vous serez également avisé de toute norme à laquelle devrait répondre votre remblaiement, en vue de protéger les paysages et les ressources naturelles.

Étape 02 : Obtenir un permis d’aménagement

Avant tout, il est primordial de détenir certaines autorisations avant de vous lancer dans le remblayage d’un terrain. Un permis d’aménager est de ce fait impératif dans deux situations : 

  • Le remblai dépasse les 2 mètres de haut avec une superficie égale ou supérieure à 2 hectares sur un terrain non protégé.
  • Un remblai de 100 m², dont la hauteur est supérieure à 2 mètres sur un site classé, dans une réserve naturelle ou dans une zone sauvegardée.

Par contre, vous ne serez pas tenu de formuler une demande d’autorisation pour vos travaux de remblaiement si ces derniers portent sur une hauteur inférieure à deux mètres et une superficie de moins de 100 m2 ou s’il existe déjà un  permis de construire qui les prévoit.

Notez que si le remblai dépasse les 2 mètres de haut et 100 m² de superficie, sur un terrain non protégé, vous n’aurez besoin que d’une simple déclaration préalable de travaux.

En plus de ces autorisations de travaux, veillez à ce que le remblai ne soit pas source de conflit de voisinage. Pour ce faire, veuillez ne pas trépasser les limites de votre propriété.

Par ailleurs, il est parfois interdit de réaliser des remblais en secteur humide ou inondable. Consulter votre commune vous permettra de savoir ce qu’il en retourne avant d’engager les travaux.

En effet, il est possible que le plan d’occupation des sols, le plan de prévention des inondation ou encore le règlement du lotissement ou vous vivez interdise purement tout remblaiement. Il serait utile de vous en aviser à temps !

Étape 03 : Réaliser une étude des sols

Cette phase est nécessaire dans le cas ou votre remblai serait trop conséquent ou si vous souhaitez préparer le terrain pour une construction. Une étude des sols vous permettra en effet de choisir les matériaux et de maintenir la stabilité du sol sur le long terme. Elle vous sera également très utile pour déposer votre demande de permis d’aménagement ou poser une déclaration de travaux.

Étape : 04 La mise en place du remblai

Comme nous l’avons expliqué plus haut, le remblaiement d’un terrain doit être confié à des professionnels qui possèdent les outils de chantiers (mini pelle, plaque vibrante, pilonneuse,…) requis pour mener un tel projet. 

Le remblai est réalisé en superposant des couches compactées afin de procurer au sol toute la densité nécessaire.

Outre le remblai, il se peut que vous ayez besoin de construire un mur de soutènement dont la mission sera de supporter le terrain ou de réaliser un drain pour stimuler l’écoulement de l’eau.

L’aspect technique du remblaiement 

Vous l’avez compris, si le remblaiement que vous voulez réaliser est une composante des travaux de terrassement, vous devez remplir les combles et tous les creusages avec les matériaux adéquats qui auront été sélectionnés en conséquence. Ces matériaux installés en compactage vous serviront à redresser le sol en hauteur Il peut s’agir de terre mais aussi de déchets inertes, de cailloux de la terre d’extraction, du calcaire ou de gravats. 

L’opération passe généralement par le ponçage de la terre végétale ou l’enlèvement de la terre végétale sur 10, 20 ou 30 cm, la réalisation des tranchées et l’installation des fosses et des regards. L’outil utilisé pour ces travaux doit être un engin à chenilles car lui-seul pourra stabiliser le terrain comme souhaité. 

Il faudra également répartir la terre selon la forme que vous voulez donner au terrain. En cas d’humidité, posez des drains avant l’étalage de la terre. Pour ce qui est de la couche e remblai à apporter, elle est de 10 cm (allée destinée aux piétons), 20 cm (allée carrossable) et 30 cm (voie accessible aux camions).

Pour travailler une allée privée vous devez poser 3 couches réparties comme suit : la première sera une fondation en grosses pierres, la seconde sera une couche en concassé et le dernière constituera une finition en sable ou en gravillon

Comme vous avez pu le constater en lisant cet article, le remblaiement n’est pas une opération anodine, bien au contraire ! Il est non seulement très utile avant la préparation d’un terrain (quel que soit le projet que vous souhaitez réaliser) mais il peut être indispensable dans certains cas de figure ! 

Il convient de rappeler toutefois que le respect des normes et le choix des matériaux est de mise si l’on veut obtenir de bons résultats. 

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